Dernière mise à jour de cette page :
Page consultée 4915 fois Cette page consacrée au micro-ordinateur Amiga est une introduction au téléchargement de mes modules en 3ème page.
Alors, elle ne vous fait pas pleurer cette petite disquette bleue pixellisée ? Si, bien sûr ... Mais si vous ne saisissez pas tout à fait de quoi il s'agit, c'est que vous êtes soit très jeune, soit nouveau dans le monde informatique (ou Atariste ). Alors petit retour dans le passé d'une presque vingtaine d'années, on va tout expliquer, à toi qui est né après le 32 bits...
Plus qu'un modèle de micro-ordinateur parmi d'autres, l'ordinateur Amiga est symbole de toute une époque. Epoque hélas bien révolue où le PC n'avait pas encore le succès qu'on lui connait de nos jours, et où chaque modèle de machine se battait dans l'espoir de devenir un jour un standard dans le monde cruel et impitoyable de l'informatique grand public. L'avenir à court et moyen terme de ces machines dépendait beaucoup plus de l'évolution de la technologie que maintenant où les grands standards techniques sont installés de série ( son qualité CD, 16 millions de couleurs ...). Ainsi , toute annonce du passage d'un mode graphique de 16 couleurs à 256 couleurs pour une résolution identique prenait une dimension qui de nos jours ferait sourire.
Seulement voilà, l'Amiga, dérivé en plusieurs modèles, était plus qu'en avance sur le plan technique. Dès 1985 il proposait en standard des fonctions qui n'allaient apparaitre que bien des années plus tard sur PC avec la sortie de windows 95. Mais c'est surtout dans le domaine de l'image que cette machine a reçu ses lettres de noblesse, et cette particularité lui a valu de longtemps tenir le haut de la marche dans les jeux vidéo et l'image de synthèse. Ainsi, qui se rappelle aujourd'hui que la pré-production des effects visuels des premiers épisodes des séries de fiction
Babylon 5, SeaQuest ou encore
StartTrek NG, ainsi que des films
Star Trek ou
Jurassic Park (pour ne citer qu'eux), on été réalisés sur Amiga, avec le logiciel Lightwave ? Rien que de l'écrire, ça me fait un petit quelque chose au coeur... Complément d'infos . (
Ci-contre à droite photo de l'Amiga 1200, qui fut le dernier modèle d'Amiga avec lequel je travaillais. Il m'a laché !)
Rapide historique
Lors de sa sortie en 1985, le premier modèle d'Amiga (l'Amiga 1000) fit l'effet d'une bombe dans la micro-informatique. Pensez donc:
Il fut le premier à pouvoir lancer et faire tourner plusieurs applications en même temps (vrai multitache préemptif) alors qu'il fallut attendre les années 90 pour que Microsoft propose un Windows multitache, qui plus est seulement coopératif !
Son systeme d'exploitation tenait sur une DISQUETTE - de 720ko de surcroit - (3 disquettes accompagnaient l'Amiga)
L'utilisateur avait droit à une interface graphique tout à la souris très complète.
Mode de fonctionnement d'un système d'exploitation multitâche
Un système d'exploitation multitâche est capable d'exécuter plusieurs programmes simultanément. Il existe deux types de fonctionnement multitâche : le multitâche préemptif et le multitâche coopératif, le premier étant globalement le plus rationnel et le plus efficace.
En multitâche préemptif, un module du système d'exploitation se charge de partager de façon équilibrée le temps de calcul entre les différents programmes actifs. Une notion de priorité lui permet de hiérarchiser les programmes (cas de Windows 9x et plus récent).
En multitâche coopératif, il revient aux applications actives de se répartir elles-mêmes le temps de calcul. Il n'existe alors aucune hiérarchie entre les différentes applications (Windows 3.x).
L'Amiga disposait dès le départ de la plus vaste collection de programmes en freeware et shareware du monde informatique. Accessibles à tous soit sur CDROM soit gratuitement sur internet, AMINET rassemble l'ensemble des applications développées par la communauté Amiga dont certaines égalent voire surpassent leurs équivalents du monde PC ou MAC. Les programmes commerciaux ne sont pas en reste, et que ce soit pour le traitement de texte, la création graphique ou la navigation internet, tous les domaines d'applications sont couvert avec en prime la convivialité propre à cette machine.
L'Amiga utilisant une technologie propriétaire, une application programmée pour Amiga ne fonctionnera que sur Amiga. Et c'est cette technologie innovante qui l'a propulsé en tête des machines les plus avancées. Début 1990, l'Amiga était l'ordinateur le plus répandu dans le monde. Aujourd'huit, après avoir survécu à deux faillites et trois rachats la marque Amiga appartient à Amino, rebatisée Amiga inc. Cette société projette de sortir une nouvelle machine ainsi qu'un nouveau système d'exploitation capable de fonctionner avec presque tous les processeurs du marché. Mais la commercialisation à outrance des PC fait que l'Amiga ne doit sa survie qu'à l'obstination de passionnés de la première heure. Mais l'Amiga n'est pas mort et c'est en Europe du Nord qu'on compte ses plus nombreux fans.
Ce qui faisait la force de l'Amiga
VRAI PLUG AND PLAY
Le
plug and play, en théorie, c'est brancher un périphérique (on '
plug') et pouvoir l'utiliser just après (on '
play'). Sur PC, tout le monde sait que ça passe par des phases intermédiaires:
Install ze driver et Reboot, dans le plus simple des cas. Sur Amiga, on a du VRAI plug and play: avec un simple Amiga 1200 pour ajouter une carte accélératrice il suffit de retourner la bête, de mettre la carte dans son ventre et c'est tout. Et ça marche. Sans pilote s'il vous plait. Le plug and play, le vrai ! Ceci dit, WIndows XP a fait bien des efforts à ce niveau là quand même. Mais de temps à autre lorgner du côté de ce qui se fait chez le Mac, qui lui gère également un vrai plus and play, ne ferait pas de mal.
MULTITACHE PREEMPTIF
Comme vu plus haut, l'Amiga possède un système multitâche préemptif depuis le début c'est à dire depuis 1985 (voire plus haut). Un VRAI multitache là aussi. C'est à dire que pendant qu'on formatte une disquette, on peut AUSSI lancer un programme ...
FAIBLE CONSOMMATION DE MEMOIRE
La grande majorité des programmes conçus pour l'Amiga fonctionnent pleinement avec 2 Mo de mémoire (oui, ça peut sembler délirant quand sur PC on rame avec 64 Mo). Même les traitements de textes sont utilisables sur un Amiga 1200 de base (c'est à dire avec 2 Mo de CHIP ram, ou mémoire vidéo). Ajoutez 6 Mo de FAST Ram à cet Amiga et là plus de soucis. Vu le prix de la mémoire, ce genre de considération peut sembler surperflu, mais pour le côté purement technique, sachez qu'il faut 8 (HUIT) FOIS MOINS de mémoire qu'un PC pour faire tourner son système d'exploitation et les programmes. La conséquence directe est que la vitesse du processeur pouvait être bien moindre que celle d'un PC sans pour autant que les applications semblent tourner moins vite.
MULTI RESOLUTIONS GRAPHIQUES
L'Amiga permet l'affichage de plusieurs écrans en même temps. Ces écrans peuvent avoir un nombre de couleurs différentes et des résolutions différentes tout en glissant les uns sur les autres. Oui, il s'agit bien de GLISSER les applications les unes sur les autres, comme on le ferait avec de simples feuilles de papier. Prenons un exemple : imaginez que vous utilisez 3 programmes dont certains occupent la totalité de l'écran au lieu d'être géré par un système de fenêtre. Sur Windows vous pouvez passer d'une application à l'autre avec la combinaison de touches Alt-Tab (et prier en même temps que ça ne fasse pas planter le système). Sur Amiga, ce problème n'existait pas, car il suffisait de glisser à la souris la barre supérieure du programme en avant plan (cette barre n'existe par sur windows, et n'est pas à compararer à la barre de titre des fenêtres) pour laisser dévoiler le programme qui était situé juste derrière, ce dernier pouvant être aussi abaissé afin de montrer le programme qu'il cachait. Tout ça en temps réel. Allez donc faire ça sur un PC !
>>
( Petite énigme pour amigafan: J'ai volontairement glissé un intrus dans ces photos d'écran. Indice: Seuls les musiciens l'auront remarqué ! - De quoi s'agit-il ? )
QUALITE GRAPHIQUE
Deux images valent mieux que mille mots:
Alors que l'Amiga savait déjà faire ...
... le PC ne dépassait pas encore !
Vous avez surement remarqué cette petite boule rouge et blanche omniprésente sur cette page. Eh bien il s'agit en fait du symbole mascotte de l'Amiga. Lors de sa sortie, afin de montrer ses capacités graphiques hors du commun, une animation avait été réalisée montrant cette grosse boule rebondir sur un fond quadrillé. Un exploit pour l'époque quand on voit la taille de la boule ! Il s'agissait d'une astucieuse utilisation de couleurs cyclées qui donnait cette illusion de rotation pendant que la boule elle-même rebondissait de part et d'autre des bords de l'écran !
UN FILTRE SONORE D'UNE REDOUTABLE EFFICACITE
Enfin on en vient aux dons musicaux de l'Amiga. La machine disposait en série de la lecture du son échantillonné 8 bits en 22 khz sur 4 voix mono (il fallait adjoindre un périphérique sous la forme d'un petit boitier pour échantilloner depuis une source externe). Oui je sais, ça fait rigolo ces caractéristiques! Mais il faudra attendre plusieurs années avant que le PC ne fasse la même chose ... ou presque. En effet, là où l'Amiga réussissait très fort, c'est grâce à son filtre sonore. Il était si bien conçu que le son en 8 bits sorti des 4 canaux de l'Amiga était de meilleure qualité que le son 16 bits sorti des cartes sont entrailles d'un PC, parce que ces dernières étaient bigrement à améliorer ! Ce qui faisait d'ailleurs rager les utilisateurs de ce dernier qui ne comprenaient pas trop le comment du pourquoi de ce tour de force technologique. Ainsi, un bon son échantilloné en 8 bits grésillait moins (voire pas du tout) qu'un son 16 bits de qualité ordinaire.
Mais c'est bien sur à ses incontournables modules que l'Amiga doit aussi (et surtout) sa renommée musicale. Ces orchestres miniatures - pour certains d'authentiques chefs d'oeuvre de composition - de quelques centaines de kilo octets, désormais écoutables sur toutes les plateformes. Des milliers, peut-être des dizaines de milliers, ont été créés à ce jour, il est très difficile de la savoir précisément, mais une bonne partie est disponible sur CD-ROM et Internet. Si vous souhaitez savoir ce qu'est un module, rendez-vous page suivante, tout est expliqué ....
Aujourd'hui
Par le biais des émulateurs (je vous en conseille 2 excellents sur PC: Amiga Forever qui n'est pas gratuit mais intègre des logiciels de 1er choix et WinUAE, qui lui est gratuit mais logicellement vide. WinUAE est en fait mon préféré), il est possible de transformer son Mac ou son PC en Amiga sans problème. Mais certaines fonctions inhérentes au hardware de la machine ne sont bien sûr pas émulées. Pour qui est habitué au PC, le système d'exploitation de l'Amiga - le workbench - est assez déroutant. Et pour tout dire, j'ai eu du mal à m'y remettre, drogué du PC que je suis ! Mais déroutant parce que différent, et non difficile, bien au contraire. Mais bon, un fichier reste un fichier, et un répertoire un répertoire, après c'est du cosmétique.
Si l'Amiga en tant que machine n'existe plus sur le marché, sachez que beaucoup dde ses 'idées innovantes sont aujourd'hui... sous le capot de votre PC !!!
Si le PC a son écran bleu, l'écran de la mort sur Amiga est noir et rouge, et s'appelle guru mediation (ça ne s'invente pas). Le voici (l'original a la bordure qui clignote):
Quelques liens pour finir...
Les liens suivants dirigent tous vers des sites en langue française (sauf le site Amiga officiel) . Cette liste n'a rien d'exhaustive et ne reprend que les sites les plus intéressants, parce qu'il existe des centaines de sites persos de qualité diverse sur le sujet. Si vous voulez réellement connaître l'ampleur du phénomène amiga de par le monde, lancez une recherche sur Google... et bon courage !
Une autre référence dans le monde de l'Amiga. Toutes les infos...
Votre webmestre préféré était particulièrement actif dans la communauté musicale Amiga. Son pseudo était ABSYS. J'ai pu retrouver quelques liens où mon nom - parmi plein d'autres zikos ;-D - est gravé à tout jamais pour les générations futures :