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Les Spywares : l'espion qui m'aimait

    Les spywares (en français "espiogiciels", mais ça fait nul, comme les trois quarts des francisations !) sont des petits programmes ayant pour unique fonction de transmettre via Internet des informations concernant vous et vos habitudes de surf, et pour lesquelles vous n'avez bien sûr donné aucune autorisation de transmission.

    Les spywares défraient plus sérieusement la chronique depuis 1999, année durant laquelle on a découvert que des logiciels de grande renommée (SmartUpdate de la société Netscape, et RealJukeBox de Real Networks) envoyaient à l'insu de leurs utilisateurs (via Internet) des informations aux sociétés éditrices desdits logiciels, lesquelles se chargaient ensuite d'éplucher les données afin de les revendre à des sociétés commerciales, à dessein de vous inonder de pub.

 

Les types de spywares

    Les spywares peuvent être classées en deux catégories, en fonction de leur mode d'installation:

Le spyware intégré (ou interne)

    Il s'agit d'une simple routine faisant partie intégrante d'un logiciel quelconque (qui peut être de n'importe quel type : bureautique, graphisme etc..., bien que les freewares de Peer To Peer (P2P) comme Kazaa et bien d'autres soient plus concernés). Cette routine est en fait un programme dans un programme et n'a d'autre fonction que collecter puis transmettre (via internet toujours) des informations vous concernant, et ce de façon totalement transparente, c'est à dire sans jamais bloquer ou interferer avec les fonctions propres du programme principal.

    Dans un même programme, il peut y avoir plusieurs routines parasites différentes, ayant chacune une fonction bien déterminées ou un destinataire précis pour l'envoi des informations. Dans le cas d'un logiciel de messagerie par exemple, il est possible de trouver une routine faisant qu'une copie de chaque email sera envoyée à une adresse déterminée sans laisser de trace dans le dossier "éléments envoyés" de l'email dupliqué. Voici quelques exemples des petites bêtes parmi les plus connues (car elles ont un nom les coquines):  Gator  (143 clics),  New.net  (130 clics), SaveNow, TopText, Alexa ou Webhancer ainsi que la totalité des mouchards (on va voir un peu plus bas ce qu'est un mouchard).

Le spyware et le programme associé fonctionnent de concert et s'installent donc simultanément sur l'ordinateur de l'utilisateur, la plupart du temps sans vous demander votre avis pour l'installation du premier (bien que cette pratique devienne de plus en plus transparente en raison des problèmes moraux que cela représente). Pire: certaines applications refusent de fonctionner si ces spywares ne sont pas installés (exemple: Kazaa). Ces petites routines peuvent se présenter de façon concrète sous la forme de DLL, elles ne sont pas systématiquement intégrées au code même du programme.

Le spyware interne

    Il s'agit d'un programme qui lui est totalement autonome et qui s'amuse à dialoguer avec le logiciel qui lui est associé, et pour le compte duquel elle se charge de collecter et de transmettre des informations vous conernant. Ces spywares sont conçus par des régies publicitaires ou des sociétés spécialisées comme Radiate, Cydoor, Conducent, Onflow ou Web3000, avec lesquelles les éditeurs de logiciels passent des accords. Ainsi, exemple bien connu: le spyware de Cydoor est associé au logiciel de peer-to-peer  Kazaa [ site officiel en anglais ]  (86 clics), et s'installe séparément mais en même temps que lui. Toutefois, Kazaa refuse de fonctionner si le spyware n'est pas installé.

    A noter que  Kazaa Lite [ site officiel en anglais ]  (129 clics) est appelé ainsi parce qu'il s'agit d'une   version non officielle  (264 clics) désassemblée puis recodée sans les spywares, toutes les autres fonctions du programme étant préservées. Il va de soi que les utilisateurs Kazaa passent vite à Kazaa Lite dès qu'ils apprennent l'existence de ce dernier !  Kazaa Lite en français disponible  (98 clics) 

A propos de Kazaa, prenez cependant connaissance de ces deux articles, cela devrait vous décourager de partager tout et n'importe quoi:

 

   Une tendance très contestable concerne les utilisateurs du navigateur Internet Explorer. Certains spywares comme Gator cherchent à s'installer automatiquement sur le poste de l'internaute au moyen de la technologie ActiveX, lors de la visite de pages web peu recommandables. Vous aurez ainsi une fenêtre comme celle apparaissant ci-contre qui va s'afficher. Ces fenêtres de dialogue vous encouragent à croire que vous devez installer un plugin en particulier afin d'avoir accès à certaines fonctionnalités du site.

 


 

    Ces spywares sont également classés en fonction de leur leur sombre dessein: ceux qui ne conservent que les les infos peuvant avoir une utilité d'ordre commerciale ou ceux collectant le maximum de renseignements sur vous et votre machine :

Les spywares à vocation commerciale

  Ils se chargent de récuperer le maximum d'informations sur vos habitude de navigation en déclenchant l'apparition de fenêtres pop-up publicitaires en fonction des sites que vous visitez le plus souvent. Certains vont jusqu'à modifier le contenu même des sites afin par exemple d'y ajouter des liens commerciaux sous la forme de bannières colorées et animées. Ce sont les spywares les plus courants. Ils sont plus enquiquinants que vraiment nuisibles et leur existence est de plus en plus mentionnée dans la licence d'utilisation du logiciel avec lequel ils ont été installés (rappelez-vous les 50 pages de licence à lire dans la petite fenêtre grise en tout début d'installation, et pour lesquelles vous avez rapidement cliqué sur "I agree  and accept etc ...". Eh oui, il faut tout lire bande de chenapans).


Vous la lisez à chaque fois la license ?

    Ce sont majoritairement les logiciels gratuits qui installent de tels spywares, et se débrouillent pour vous le faire savoir de façon plus ou moins floue (rappelez-vous aussi toutes ces petites cases pré-cochées que vous n'avez pas pris le temps de décocher lors de l'installation de votre dernier freeware, persuadé qu'il s'agissait d'options par défaut ! Eh oui, il faut tout lire, bande de canailloux, sinon on se fait vite avoir...). Inutile de préciser que ces spywares sont une source de revenus pour les éditeurs des logiciels concernés. C'est de la pub forcée, le "prix" du gratuit, en quelque sorte.

    En contrepartie, certains éditeurs affichent fièrement le logo si leurs logiciels sont dépourvus de spywares !

    S'il ne peut y avoir aucune hésitation à condamner le principe visant à espionner les utilisateurs à leur insu, contrairement à la publicité en ligne telle que pratiquée par la régie DoubleClick - qui par l'intermédiaire des sites web de tous ses clients collecte et centralise elle aussi des données sur les préférences de chaque internaute - le tracking opéré par les spywares commerciaux a le mérite de ne concerner que les utilisateurs qui décident d'installer un de ces logiciels, laissant donc la liberté aux autres internautes de ne pas en installer ou d'opter pour une version payante dépourvue de spyware.

    Beaucoup d'éditeurs de logiciels ont été tentés de profiter de la discrétion des spywares pour en dissimuler l'existence ou pour les laisser implantés même après la désinstallation du logiciel associé. Des pratiques abusives qui ont rapidement jetant le doute sur la nature réelle des informations collectées. Les spywares commerciaux sont ainsi devenus aux freewares et aux sharewares ce que le spamming est à l'emailing. Ils ont d'ailleurs également créé un marché spécifique, puisqu'aux spywares viennent désormais s'ajouter un nombre croissant d'utilitaires antispywares payants qui exploitent les peurs - et il faut bien le dire aussi parfois l'ignorance - des internautes.

Les mouchards

    Ils sont souvent assimilé aux spywares, mais il y a une petite différence. Les mouchards ont également pour but de collecter des données sur leurs utilisateurs mais ils le font dans la plus totale discrétion. La surveillance et la réutilisation éventuelle des données collectées se font à l'insu des utilisateurs, généralement dans un but statistique ou marketing, de débogage ou de maintenance technique, voire de cybersurveillance. L'existence de ces mouchards est délibérément cachée aux utilisateurs. Ils peuvent concerner n'importe quel logiciel, qu'il soit gratuit ou commercial, mais de par leur fonction ils sont peu fréquents.

 

QUELQUES EXEMPLES DE MOUCHARDS ET LEURS ACTIONS

Mouchard

Actions

Livré avec les logiciels

Cydoor

Affichage de bandeaux publicitaires "on line" et "off line", par téléchargement sur le disque dur des bandeaux.

Kazaa

Gator (OfferCompanion et Trickler)

Utilitaire qui, à l'origine, sert à remplir les formulaires sur le Web et retenir les mots de passe. A évolué en afficheur de bandeaux publicitaires intrusifs qui se superposent à ceux affichés sur les sites Web. Surligne également des mots sur les pages Web, qui renvoient vers des sites clients de Gator et concurents des sites en cours de visite. Utilise les informations personnelles de l'utilisateur fournies à l'installation pour envoyer du spam et les revend à des tiers.

Audiogalaxy

New.net

Système alternatif de noms de domaine. Observe les visites sur les sites clients de New.net. Se connecte régulièrement aux serveurs de New.net. 

Bearshare, iMesh, Kazaa

Onflow

Affichage de publicités et analyses du surf de l'internaute, pour revente et statistiques. Se met à jour automatiquement. 

Bearshare, Kazaa

Savenow (WhenUshop)

Affiche des pop-up publicitaires ciblés. Se met à jour automatiquement. Fonctionne même si Bearshare est fermé. Consomme beaucoup de ressources mémoire. Utilise les informations personnelles de l'utilisateur fournies à l'installation pour envoyer du spam et pour la revendre à des tiers.

Bearshare, iMesh

TSAdBot (Conducent/Timesink)

Affichage de publicités au format Flash, collecte de données et connexion régulière avec les serveurs de Conducent.

iMesh

TopText (Ezula)

Surlignage de mots dans les pages Web, avec liens vers des sites. Le désinstaller pose des problèmes de connexion à Internet par la suite. Fonctionne avec Internet Explorer uniquement.

iMesh, Kazaa

Webhancer Customer Companion

Collecte des informations fournies par l'utilisateur lors de l'installation, et analyse les performances de la connexion, lors de l'accès à certains sites clients. Remplace certains fichiers du système d'exploitation par ses propres versions.

Audiogalaxy, Kazaa

 


 

    Dans tous les cas, en raison de leur nature même, les spywares ont besoin d'une connexion internet pour la transmission des données. C'est pourquoi ils se trouvent majoritairement dans des exécutables prévus pour fonctionner avec internet (logiciels de téléchargement de Peer to Peer, traducteurs, navigateurs etc...). Généralement les logiciels libres (freewares) et logiciels d'évaluation (sharewares) sont les principaux vecteurs de spywares.

     La bonne nouvelle maintenant, c'est que les spywares ne sont - presque - d'aucun danger réel pour votre ordinateur, contrairement aux virus. Ils ne peuvent donc altérer vos données importantes (bien que dans l'absolu, puisque les spywares ne sont que des programmes, ils peuvent faire ce qu'ils veulent de votre disque dur, mais cela irait contre leur intérêt). La mauvaise nouvelle, c'est que ces spywares se comptent par milliers et vous pompent toutes les données possibles et imaginables vous concernant pour en faire profiter des personnes qui ne vous ont rien demandé !!! Dans la section "Comment se protéger", vous verrez comment faire la chasse aux spywares.

 

Fonctionnement d'un spyware

    Dans le cas des spywares commerciaux, avant de pouvoir procéder à l'installation du logiciel, vous êtes généralement invité à fournir certaines informations personnelles voire nominatives (email, nom, âge, sexe, pays, profession, etc.). Un identifiant unique est alors attribué à l'ordinateur de l'internaute (c'est la fameuse adresse IP), qui permettra de relier les données collectées et centralisées dans une gigantesque base de données, en plus d'autres informations recueillies sans préavis (configuration de votre machine, logiciels installés, etc.).

    L'analyse de ces données permet de déterminer vos habitudes d'utilisation, vos centres d'intérêts, vos comportements d'achat et de vous proposer ainsi des bannières publicitaires, des courriers électroniques promotionnels ou des informations commerciales contextuelles toujours plus ciblés, en rémunérant au passage les éditeurs de logiciels partenaires. Dans le cas du spyware commercial Cydoor, l'installation du programme copie sur le disque les fichiers nécessaires au fonctionnement de l'application (cd_load.exe, cd_clint.dll et cd_htm.dll), créé un répertoire pour stocker les bannières qui seront affichées à l'utilisateur même lorsqu'il sera hors ligne (Windows/System/AdCache/), puis modifie la base de registres.

    La plupart des spywares fonctionnent avec une extrême discrétion : ils agissent en tâche de fond, apparaissent rarement dans le Menu Démarrer de Windows et même dans le cas des spywares externalisés, ils sont le plus souvent absents de la liste des programmes installés figurant dans le Panneau de configuration. Dans le cas des spywares commerciaux, il est normalement fait état de leur existence dans la licence du logiciel mais ça n'est pas toujours le cas et c'est souvent en des termes trompeurs, décrivant rarement le détail des informations collectées et l'utilisation qui en sera faite. Quel que soit le type de spywares, les données collectées et transmises sont définies dans le code source du spyware, et le cryptage des transmissions fait qu'il est difficile de s'assurer de leur nature exacte.

    Le spyware s'exécute souvent automatiquement au démarrage de Windows et mobilise donc en permanence une partie des ressources du système. Pour collecter certaines données, les spywares peuvent également être amenés à modifier des fichiers vitaux gérant par exemple les accès à internet, ce qui peut conduire à des dysfonctionnements importants en cas d'échec de l'installation ou de la désinstallation du spyware. Certaines fonctionnalités annexes comme la mise à jour automatique peuvent aussi représenter un danger pour la sécurité de l'utilisateur, en permettant le téléchargement et l'installation à son insu d'un autre programme ou d'un autre spyware, voire d'un programme hostile dans le cas du détournement du système par une personne malveillante.

 

Quelles informations sont recueillies puis envoyées ?

    Il n'est pas toujours facile d'identifier les données transmises par Internet, car s'il est relativement facile de les intercépter, encore faut-il les décompacter et les décrypter, ce que font normalement les serveurs auxquels ces infos sont destinées. On ne peut donc se fier qu'aux listes de données déclarées comme étant collectées par les sociétés gérant ces spywares, dans leur "Déclaration de protection de la vie privée" ( " privacy policy " ) - qu'on peut retrouver normalement sur le site de l'éditeur du spyware ou de l'éditeur du logiciel concerné. Ces déclarations affichent bien sûr leur nette préoccupation pour votre vie privée (au cas où on en douterait !) et donnent parfois une liste (non exhaustive, le contraire aurait été trop beau) des données rapatriées, liste cloturée bien souvent par des "etc. ...", "entre autres", "non limitativement", "par exemple" ... subodorant que les morceaux qui manquent sont certainement du meilleur crû ! Comme vu plus haut, une portion de ces pages est parfois noyée dans les conditions générales de cession de droit d'usage du logiciel hôte que l'on installe, conditions générales que personne ne lit. Et même si l'utilisateur est au préalable informé des éventuelles informations transmises, il n'en reste pas moins soumis à une surveillance qui peut être totalement illégale du point de vue de la législation de son pays. Par exemple, l'analyse d'une navigation sur internet peut permettre de déduire et de stocker des informations (qu'elles soient réelles ou supposées) sur les origines raciales, les opinions politiques, philosophiques et  religieuses, informations dont la "cueillette" et le traitement sont strictement interdits en France sans le consentement de l'intéressé.

    Les spécialistes de la sécurité identifient bon nombre de spywares en utilisant ce qu'on appelle des " sniffers ". Les sniffers sont des logiciels spécialement conçus pour intercepter les paquets de données transmis par un réseau et les analyser. Ainsi, c'est TOUT le trafic qui est analysé, y compris les informations (ou paquets de données) qui ne sont pas adressées à l’ordinateur sur lequel il réside. Les données recueillies sont ensuite affichées, imprimées ou stockées pour une analyse ultérieure de leur 'exact contenu, octet par octet. L'examen de ces informations permet de presque tout voir (puisque les données elles-mêmes sont souvent compactées et cryptées), y compris l'adresse IP du destinataire (même si c'est parfois plus flou qu'autre chose si jamais l'adresse IP renvoie vers un pays à la législation laxiste ou inexistante en terme de respect de la vie privée).

    La détection de ces routines est cependant très difficile. En effet, plus le logiciel initialement téléchargé est volumineux, plus les chances de trouver les routines éventuelles seront faibles. Il est quasi impossible par exemple à un développeur seul, ou à une équipe d'analyser le code source d'un navigateur internet. Sans vouloir sembler paranoïaque, il est donc important de garder en mémoire que tout exécutable est potentiellement infecté d'un spyware. En outre, dans certains pays, il n'est pas toujours légal de désassembler un logiciel, (rendre le code source du programme lisible et donc modifiable). Impossible donc en respectant la loi de valider l'intégrité des programmes utilisés. Ceci dit, pour Kazaa on se s'est pas jamais, pour le grand bonheur des utilisateurs de Kazaa lite !

    Toutefois, les éditeurs de spywares peuvent être amenés en toute logique à communiquer et vanter les caractéristiques de leur produit car il faut bien qu'ils arrivent à vendre leurs produits en précisant le type de données collectées.

Voici pour votre édification un petit éventail des données pouvant être recueillies sur votre ordinateur puis transmises :

  • les adresses URL des pages Web visitées avec votre / vos navigateurs : il suffit aux robots de lire ensuite ces pages pour en extraire les mots clés et connaître :
    • vos centres d'intérêts marchands (déduire un projet d'achat d'une maison, d'une voiture, d'un réfrigérateur...)
    • votre profil personnel et psychologique (vos recherches sur livres, films, sites etc. ...)
  • les informations sur votre navigation actuelle et l'historique
  • les informations dans les formulaires en ligne que vous remplissez et envoyez: noms, prénoms, adresse, numéro de téléphone, gsm, fax, e-mail, date de naissance, sexe, nationalité, pays de naissance, maladies, numéro de sécurité sociale, mots de passe, numéro de comptes bancaires, ascendants, filiation, descendance, orientations politiques, économiques, religieuses, capital, patrimoine, alimentation, sexualité, milieu sociale, catégorie socioprofessionnelle, revenus, niveau d'études, diplômes, demandeur d'emploi, marque modèle et année de vos véhicules, projets d'acquisitions (terrain, véhicule, machine à café...) etc.
  • les mots utilisés dans vos requêtes sur les moteurs de recherche
  • les sites sur lesquels vous entrez par les annuaires de recherche
  • un numéro unique vous identifiant, le GUID, contournant la volatilité des adresses IP et des surfs anonymes (et chaque site y va de son propre GUID dans un cookie) en sus des GUID au niveau de votre ordinateur, du micro processeur, des licences de chacun de vos logiciels etc. ...
  • le ou les cookies du site mais aussi les autres cookies - rappelez-vous toujours qu'un spyware est un véritable programme à part entière contrairement à un site internet qui lui ne peut lire que le ou les cookies de son site.
  • votre navigateur, sa version, sa licence, sa langue etc. ...
  • votre système d'exploitation, sa version, sa langue, sa licence etc. ...
  • votre résolution d'écran et le nombre de couleurs utilisées...
  • votre puissance processeur, marque modèle...
  • votre surface disque...
  • vos périphériques...
  • les logiciels installés (bureautiques, jeux, utilitaires... tous - il semble que dans plusieurs cas de figure - dont les connexions sur les sites de Microsoft - ce soit la totalité de la base de registres qui soit envoyée c'est-à-dire tous les logiciels, toutes les clés etc. ...)
  • etc. ...", "entre autres", "non limitativement", "par exemple" ...  ;-D

    Mais où ils vont chercher tout ça ? Dans la base de registres principalement !

 

    Dans le pire des cas, un programme "infecté" par un spyware peut représenter une très grande menace pour la sécurité du système d'information infecté. En effet plusieurs routines successives peuvent permettre la détection de mots de passe encrypté et le crackage de ces informations. Il suffit pour cela d'indiquer dans une routine à l'ordinateur de mettre à profit le temps CPU disponible pour cracker le mot de passe à l'insu de l'utilisateur. C'est moche non ? Mais bon ,après on parlera plus de trojans que de réels spywares.

 

Les Web-bugs

    Les Web bugs ont un principe de fonctionnement extrêmement simple.

  1. Vous recevez un mail publicitaire quelconque au format html.
  2. Quand vous lisez ce mail, il charge des graphiques depuis un serveur distant et communique à son gestionnaire votre email.
  3. Un cookie (contenant votre adresse ou une référence à celle-ci) est enfin chargé sur votre ordinateur.

    Tout cela se passe en quelques secondes.

    Ensuite, quand vous irez sur des sites équipés de Web bugs (des sortes de "mini programmes intégrés à une page web"), votre adresse e-mail sera communiquée à leur gestionnaire. On saura ainsi que le propriétaire de l'adresse "moi@aol.com" (par exemple) est allé sur tel et tel site, qu'il a regardé telle ou telle page, etc.

    Un Web Bug est donc une image (ou pixel invisible) qui, cachée sur certaines pages, permet aux sites web et régies publicitaires d'en savoir un peu plus sur vous (principalement la comptabilisation du nombre de visites afin d'établir des statistiques, votre adresse IP, votre navigateur.. ). Ces espions, à la différence des Cookies, peuvent "croiser" votre adresse email avec votre adresse IP. Concrètement cela signifie que lorsqu'un Web Bug est inséré dans un e-mail écrit en langage HTML, le site à l'origine de ce Web Bug peut vous identifier et observer votre comportement de navigation.

    Techniquement, les Web Bugs n'exploitent pourtant aucune innovation. Ils se résument en fait à une ligne de code qui, embarquée dans une page Web d'un site A, affiche une "image-pixel" (donc un point de couleur, voire un point invisible s'il est de la couleur du fond de page) appelée depuis un site B. De cette manière, le site B peut récupérer des informations assez classiques (adresse IP, type de navigateur utilisé, date et heure de transfert de la page) ainsi que celles stockées dans des cookies partageant le même domaine Internet d'origine. Selon leurs détracteurs, les Web Bugs sont utilisés par les sociétés qui gèrent par exemple les bandeaux de publicités en ligne ou encore les programmes d'affiliation. De cette manière, ces sociétés essayent de consolider des statistiques sur les visiteurs communs à leurs sites affiliés. C'est peut-être le cas en effet. Mais ce n'est pas le seul procédé possible et ces sociétés n'ont d'ailleurs pas attendu les Web Bugs pour tenter d'élaborer des profils inter-sites...

     Employé seul, le pouvoir de nuisance maximal d'un Web Bug est en fait atteint lorsqu'il est inséré dans un email écrit en HTML. Dans ce cas de figure, le site à l'origine de ce Web bug peut en effet établir une correspondance entre l'adresse email et l'adresse IP, ce qui lui permet de mettre un nom sur un comportement de navigation et, surtout, de valider l'email du visiteur. Malgré tout, les web-bugs ont un pouvoir de nuisance limité, car à eux seuls ils sont incapables de puiser dans le carnet d'adresses, d'envoyer des copies de vos emails ou encore de scanner les fichiers de vos disques durs. Pour réaliser ce genre d'exploit, il faut recourir à des scripts ou à des exécutables comme il en est apparu avec le développement de Java, de Javascript ou encore des composants ActiveX. Rien de nouveau et, surtout, rien qui ne puisse être évité en paramétrant correctement navigateurs et logiciels de messagerie. Beaucoup vont donc être déçus : les "Web Bugs" ne cachent aucune innovation technologique; tout au plus un nouveau croquemitaine électronique...

    Il existe un petit un utilitaire gratuit permettant de démasquer ces fameux Web Bugs.   Bugnosis  fonctionne uniquement avec Internet Explorer 5+ pour Windows et identifie les Web Bugs sous la forme d'un bouton dans la barre des menus de votre navigateur (sinon, allez dans Affichage / Barre d'outils / Personnaliser pour modifier les options à votre convenance). Après configuration , on voit alors s'afficher une petite icône personnalisable à la place des Web Bugs. Il est également possible d'être averti par un signal sonore dès qu'il en détecte un. Un cadre s'ouvre alors en bas de votre navigateur et vous renseigne sur les "images" suspectes détectées. Les paranos y trouveront certainement leur compte. Mais cet utilitaire comporte une limite de taille : il prévient que vous êtes "malade" mais ne guérit pas de la "maladie"... 

 

Les Adwares

    Les spywares sont parfois confondus avec les adwares, ces logiciels dont l'auteur se rémunère par l'affichage de bannières publicitaires non par l'intérmédiaire de fenêtres popup, mais directement dans une place bien définie de la page d'accueil dudit programme, sans pour autant recueillir ni transmettre de données personnelles. Citons par exemple Incredimail qui affiche des bannières tant que le programme reste en mode d'évaluation. Ces bannières sont ensuite désactivables d'un clic dès qu'on achète la version commerciale.