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Virus
: des bestioles pas sympas
Qui
n'a jamais entendu parler de virus ? Médicalement parlant, un
virus n'est pas très bon pour la santé. Informatiquement parlant,
c'est la même chose.
Pour tout dire, les virus informatiques
sont un vrai fléau auquel personne ne peut échapper (mais dont
on peut se protéger). Il s'agit
d'une réalité quotidienne de la vie des utilisateurs d'ordinateurs
(toutes marques confondues, même si le PC est de loin la cible
la plus visée car la machine la plus vendue). Le risque d'être
infecté par un virus est d'autant plus grand que I'utilisateur
manipule et récupère à droite à gauche (sur Internet ou via
des tierces personnes)
de grandes quantités de données (programmes ou autres).
Comme
si cela ne suffisait pas, citons une autre sorte d'attaque
- bien plus dangereuse mais paradoxalement plus simple à parer
- qui peut elle aussi toucher tout le monde : celle opérée
par les pirates informatiques, les fameux hackers, prêts à contrôler
à distance votre machine à la moindre occasion !
Et jamais deux sans
trois: votre machine peut aussi transmettre à votre insu, par
le biais de spywares, des informations
sur vos habitudes de surf à des sociétés dépuilleront les données
et les exploiteront
pour ensuite vous bombarder de mails publicitaires que vous
n'aurez jamais sollicités et sortis d'on ne sait où - on appelle
ça le SPAM (qui est d'ailleurs plus enquiquinant que vraiment
dangereux)!
Mais alors on est en sécurité nulle
part dès qu'on branche un ordinateur ? Pas tout à fait. Les
dangers d'être infectés par un virus, contrôlé par un pirate,
ou moins méchamment être la cible du spam sont bien réels, mais la parade existe. Ouf !
D'où ce dossier qui présentera ces dangers qui nous guettent
tous, et les moyens de se préserver.
Précisons en passant, et j'y tiens
en particulier, que la paranoïa informatique est tout à fait
inutile: il est en effet facile de lutter contre un ennemi quand
on sait ce qu'il est capable de faire et par où il entre. De
plus, au pire des scénarios catastrophe, une destruction de
données n'a jamais de conséquence réellement graves si lesdites
données sont régulièrement sauvegardées sur des supports amovibles.
Et puis on craint plus en prenant sa voiture qu'en allumant
son PC !...
Ce dossier
sur la sécurité est donc divisé en 7 volets ( + la page de liens):
Les virus: Les différents
types de virus - Comment ils fonctionnent.
Les spywares / adwares:
Ce qu'est un spyware - Comment ça fonctionne.
Le SPAM :
Comment il vous piste et vous submerge.
Les cookies :
Des petites galettes qui n'en ont pas le gout !
Les hackers (ou pirates):
Qui ils sont - Ce qu'ils sont techniquement
capables de faire.
Réseau et vie privée au bureau :
Ce que votre administrateur réseau doit savoir.
Comment se protéger:
Contre tout ça à la fois ...Pas si difficile que ça en a l'air !
Ce dossier a été écrit de telle façon
que les termes utilisés soient compréhensibles par tous, pourvu
qu'on se passionne un minimum pour l'informatique. La gravité
du sujet n'empêche bien sûr pas les détails techniques indispensables
au développement des sujets développés, mais en aucun cas cet
aspect technique ne viendra occulter gratuitement des explications
que j'espère limpides. Tous ceux qui souhaitent approfondir
les différents sujets pourront se reporter à la
page des liens où ils devraient trouver leur bonheur.
Et c'est parti...
Virus: c'est quoi
dit papa ?
Un virus n'est ni plus ni moins qu'un
programme (on dit aussi exécutable). Mais c'est quoi un
programme ? C'est une suite d'instructions écrites en un ou
plusieurs langages ayant pour but l'accomplissement d'une ou plusieurs taches. Par exemple, le
navigateur que vous utilisez pour surfer sur Internet et qui
vous a permis d'accéder au site Fredisland est un programme.
Un programme peut être tout petit,
comme la commande DIR sous MS-DOS, ou très gros, comme le système
d'exploitation Windows XP.
Un programme peut servir à tout (ou presque): calculer,
transférer des données, manipuler textes, images et sons...
Un programme peut aussi être
sympa comme un bon jeu d'aventure, utile comme un traitement
de texte ou un logiciel de dessin, ou tout simplement inutile mais
joli comme un écran de veille en 3D.
Puis il y a les programmes auxquels
il faut prêter
une attention plus soutenue, sous peine de dégâts irrémédiables, comme ceux dont la vocation est de formater
ou restructurer votre disque dur ou gérer vos fichiers (la commande 'format' de Windows,
Partition Magic, et même l'explorateur...). Sans cette attention,
des données
peuvent être perdues. Définitivement.
Et parmi les programmes on compte
aussi ces fameux virus, des petites
applications sournoises qui vont s'exécuter sans vous prévenir et surtout - hélas
- faire des choses qu'on ne leur a pas demandé. En général de
bien vilaines choses d'ailleurs. Les virus les plus gentils afficheront simplement
un petit "coucou" sur l'écran ou animeront une balle de pong-pong
qui traversera votre bureau virtuel. Quant aux plus virulents,
ils iront jusqu'à détruire tout ou partie des données présentes
sur votre disque dur ou éparpiller dans la nature cybernétique des données confidentielles
vous concernant (contacts, mots de passe...). Et tout cela bien sûr sans
vous demander votre avis.
Le but d'un virus est toujours le
même:
S'installer en cachette (donc sans se faire
remarquer). Le plus triste est que dans tous les cas
c'est vous-même qui aurez invité le virus car cette bestiole
n'est pas douée d'intelligence
Se multiplier (l'union fait la force)
Se répandre de par le monde, et au
passage causer quelques dégats chez ceux chez qui il s'installe
(dégats qui peuvent ou non être réparables).
C'est parce que ces petits programmes malins sont codés de telle façon qu'ils
puissent s'auto-propager qu'on les appelle virus, par analogie
avec les petits organismes vivants dont est friand le
monde médical.
Mais à quoi ça sert alors un virus
si la plupart du temps ça ne fait que des dégats ? A rien, si
ce n'est servir la cause de la méchanceté ! Et qui sont alors
les auteurs de ces
programmes débiles ? La réponse est dans la question. Originellement,
les virus sont apparus durant la seconde guerre mondiale où
un bon moyen de contrer l'ennemi était de véroler son système
informatique. Depuis l'idée a fait son chemin et des milliers
d'individus peu scrupuleux de par le monde cherchent encore
et toujours des moyens de polluer le monde informatique. Techniquement,
ces programmes sont des petites merveilles de programmation, mais il est simplement
fort dommageable que les bonnes idées puissent aussi servir
les mauvais desseins. Mais peu importe, c'est une réalité, et
le plus important pour nous est d'en être conscient d'une part
et se protéger d'autre part contre leurs effets.
Les bestioles et
leur mode de propagation
Les virus ne sont pas classés en
fonction des dégâts qu'ils opèrent (qui sont légions) mais selon leurs modes de propagation et d'infection
(déjà plus limités).
De plus, certains virus ont des modèles comportementaux plus ou moins similaires
pour se
reproduire. Gardez bien
à l'esprit qu'un virus ne surgit pas par génération spontanée.
Un virus ne se créé pas lui-même. Un virus n'est qu'un programme
- salace certes - mais un programme, c'est à dire une suite
d'octets sans intelligence et sans vie. Par conséquent, un programme
virus ne pourra être présent que si l'utilisateur lui a ouvert
la porte de sa machine, par négligence, manque d'attention ou
protection déficiente.
Les virus de boot
Ces virus se logent dans le secteur de
démarrage principal (ou MBR - Master Boot Record) des disques durs et disquettes en remplaçant le code qui s'y trouvait
par le leur. Avoir un virus sur son secteur de démarrage est
probablement le pire qui puisse arriver, car c'est l'accès aux
données du disque dur et son intégrité qui sont directement
touchés.
Le MBR, le secteur de boot et la table
des partitions
L'information concernant le
partitionnement d'un disque dur est stockée dans son premier secteur (c'est à
dire le premier secteur de la première piste de la première surface du disque).
Le premier secteur s'appelle le master boot record (MBR) du disque ;
c'est le secteur que le BIOS lit et exécute lorsque la machine démarre. Le
master boot record contient un petit programme qui lit la table des partitions,
vérifie quelle partition est active (c'est-à-dire marquée comme étant bootable),
et lit le premier secteur de cette partition : le secteur de boot de la
partition (le MBR est aussi un secteur de boot, mais il possède un statut
spécial et a donc un nom spécial). Ce secteur de boot contient un autre petit
programme qui lit la première partie du système d'exploitation stocké sur cette
partition (en supposant qu'elle soit bootable), puis le lance.
Il faut alors bien comprendre ce qui se passe au démarrage
d'un ordinateur au MBR infecté :
Le secteur de démarrage (on dit aussi amorçage) est copié dans la mémoire
Puis il est exécuté, parce que cette portion d'octets contient
en fait des instructions minimales permettant de lancer
la machine
Le virus est tout logiquement chargé lui aussi en mémoire puisque
faisant partie intégrante du secteur de démarrage
Le virus s'exécute (et il peut faire ce qu'il veut,
en fonction de la façon dont il a été programmé)
Il donne la main à la partie non modifiée (ou si peu
!) du secteur de démarrage afin de permettre le lancement
de la machine, qui semblera tout à fait normal
Le virus étant ainsi chargé en mémoire bien avant que l'utilisateur ou un
logiciel ne prenne le contrôle de l'ordinateur, à lui de faire tous les dégats
qui s'imposent.
Pour les disquettes, le problème
est le même, si ce n'est qu'on les utilise bien plus rarement pour démarrer. Une infection pourrait toutefois se présenter
en laissant une disquette infectée dans le lecteur après avoir
redémarré, et ceci sans avoir modifié le BIOS afin de shunter
la reconnaissance de disquette. C'était d'ailleurs un énorme problème sur les machines
Amiga (snif, larme de nostalgie), car sous workbench (le
nom de l'interface graphique de l'Amiga), toute disquette insérée était automatiquement
détectée, lue, et éventuellement 'lancée' si le boot
prévoyait un menu de démarrage. Ultra pratique pour bien des choses...
sauf
si la disquette était vérolée !
Comment ça peut s'attrapper:
Un collègue / ami / membre de la
famille vous copie un fichier sur une une disquette infectée.
Un contrôle ActiveX présent
sur un site vérolé et dont vous avez autorisé l'installation,
persuadé qu'il s'agissait d'un plugin innofensif.
Un programme téléchargé sur
un site peu sûr, via le P2P (Pee to Peer) ou une tierce
personne et que de surcroit vous ne soumettez pas à l'antivirus.
...
Les virus d'applications
Ils infectent les fichiers exécutables,
c'est-à-dire les programmes (les fichiers possédant une extension
.exe, .com ou .sys)
et se lancent dès qu'on exécute lesdits programmes. Comme ils se greffent
au début de l'exécutable, ces types de virus font d'abord
leur sale boulot puis donne la main au programme 'normal'
qui semble ainsi tourner sans problème. Un bon camouflage
s'il en est. A noter qu'un seul fichier peut être infecté par plusieurs virus
qui seront alors superposés et se lanceront à la chaine,
en commençant par le premier,
jusqu'à arriver au dernier virus qui lui finira par lancer
le vrai programme. L'esprit d'équipe !
Comment ça peut s'attrapper:
Un contrôle ActiveX présent
sur un site vérolé et dont vous avez autorisé l'installation,
persuadé qu'il s'agissait d'un plugin innofensif.
Un programme téléchargé sur
un site peu sûr, via le P2P (Pee to Peer) ou une tierce
personne et que de surcroit vous ne soumettez pas à l'antivirus.
Des copies peu sûres de programmes
...
Les virus macro
Avec la multiplication des programmes utilisant des macros
(qui sont en quelque sorte des mini programmes, mais écrits
par l'utilisateur afin par exemple d'automatiser certaines taches
répétitives au sein d'une application),
Microsoft a mis au point un langage de script commun pouvant
être inséré dans la plupart des documents capables de contenir des
macros. Ce langage, c'est le VBScript
, un sous-ensemble de Visual Basic, très utilisé par les
programmes de la gamme Microsoft Office (Word, Excel...).
Les virus macros sont donc des portions de code écrites en VBScript
et insérées à l'intérieur
de vrais macros utiles. Lors du lancement d'un document Word
par exemple, si ce document utilise des macros, il va automatiquement
les charger et le virus avec si un des scripts est infecté
! A l'exécution de la macro, le virus va ainsi s'en donner à
coeur joie.
En résumé, un tel virus peut être donc
situé à l'intérieur d'un banal document
Word ou Excel, ou tout autre application utilisant VBScript et exécuter une portion de code à l'ouverture
de celui-ci, lui permettant d'une part de se propager dans les
fichiers, et d'autre part d'accéder au système d'exploitation. Ces virus se propagent actuellement dans de
fortes proportions et peuvent malheureusement causer de grands
dégâts (allant jusqu'au formatage du disque dur). Il faut aussi
savoir que de nombreux sites intègrent le VBScript dans leurs
pages HTML.
Comment ça peut s'attrapper:
Exploitation des failles de sécurité
Un email reçu par un(e) inconnu(e)
et que vous affichez sur votre logiciel de messagerie.
Une pièce jointe à un email alors
que vous n'attendez rien (même si le mail vient d'une personne
connue).
Le surf sur un site vérolé
Un document MSOffice non soumis à
l'antivirus avant son chargement
...
Les vers ("worms" en anglais)
Ils se transmettent par les fichiers joints à des courriers
électroniques et se réexpédient à toutes
les adresses présentes dans votre logiciel de messagerie. Les vers, comme les virus, ont pour but de se reproduire. Leur particularité
est qu'ils se répandent d'eux-mêmes d'un ordinateur à un autre en utilisant
divers moyens (messagerie, partages réseaux, IRC, etc.), sans recourir à
l'infection de fichiers sains ou avoir besoin d'un support physique ou logique
(disque dur, programme hôte, fichier ...), ce qui fait que suivant la
définition du terme virus adoptée, on peut considérer ou non que les vers sont
une catégorie de virus.
Certains vers profitent également de failles de sécurité dans les
logiciels de messagerie (notamment du couple Microsoft Outlook Express /
Internet Explorer) pour s'exécuter automatiquement dès la visualisation du
message, avant même d'avoir ouvert la pièce jointe, et ce par le biais de scripts
en VBS inclus dans le corps du message. Ils sont
donc particulièrement redoutables, car le fait de recevoir un mail
d'une personne connue dont on croit reconnaître l'adresse email
diminue la méfiance du destinataire, qui
ouvre alors plus facilement le fichier joint contaminé. Les
antivirus empêchent la lecture même des messages infectés, à
plus forte raison ne faut-il pas ouvrir les pièces jointes.
Comment ça peut s'attrapper:
Exploitation des failles de sécurité
Un email reçu par un(e) inconnu(e)
et que vous affichez sur votre logiciel de messagerie.
Une pièce jointe à un email alors
que vous n'attendez rien (même si le mail vient d'une personne
connue).
...
Les chevaux de Troie
Le nom "Cheval de Troie" ("Trojan
horse" en anglais) provient d'une légende du poète Homère (narrée
dans l'Iliade) à propos du
siège de la ville de Troie par les Grecs. Cette légende veut que les Grecs qui n'arrivaient
pas à pénétrer dans les fortifications de la ville eurent l'idée de donner en
cadeau un énorme cheval de bois en offrande à la ville en abandonnant le siège.
Les troyens (naïfs) apprécièrent cette offrande qui
leur semblait inoffensive et la ramenèrent dans les murs de la ville. Cependant
le cheval était rempli de soldats cachés qui s'empressèrent d'en sortir durant
la nuit, alors que les habitants dormaient, pour ouvrir les portes de la cité et
en donner l'accès au reste de l'armée ...
Le principe du cheval de Troie est
habituellement d'ouvrir un port (voir l'encadré ci-dessous) de l'ordinateur pour permettre à un pirate d'en
prendre le contrôle et avoir ainsi accès à vos données. Le but est
donc tout d'abord d'infecter votre machine en vous faisant ouvrir un fichier infecté
contenant ce fameux cheval de Troie et par la suite d'accèder à votre machine depuis
l'exterieur par le
port qu'il a ouvert. Toutefois pour pouvoir s'infiltrer sur votre
ordinateur, le pirate doit généralement connaître votre adresse IP (série de
numéros qui permet l'identification des ordinateurs sur le réseau). Si vous avez
une adresse fixe (connexion par câble ou pour une entreprise), cette dernière
peut facilement être trouvée. Si votre adresse est dynamique (elle change à
chaque connexion), elle pourra être scannée au hasard.
Les Ports -
késako ?
De nombreux programmes de communication avec Internet peuvent
être exécutés simultanément. Vous pouvez par exemple ouvrir
plusieurs navigateurs en même temps ou surfer sur des pages HTML tout en
téléchargeant un fichier sur un site FTP. Mais pour éviter la panique, chacun de ces
programmes travaille avec un protocole, ou méthode de communication, et se voit attribuer une adresse unique sur la machine, codée sur 16 bits: un
port (la combinaison adresse IP + port est alors une adresse unique
au monde, elle est appelée socket).
Un PC dispose en tout de 65 535
ports. Leur numéro spécifie le type de communication qui va s'établir entre les
deux machines. Chacun des ports peut être dans l'une des trois situations
suivantes : Closed (port fermé, effraction impossible), Stealth
(port rendu invisible grâce à un logiciel de sécurité installé sur votre PC) ou
Open (port ouvert donc intrusion possible).
L'adresse IP sert donc à identifier de
façon unique un ordinateur sur le réseau tandis que le numéro de port indique
l'application à laquelle les données sont destinées. De cette manière, lorsque
l'ordinateur reçoit des informations destinées à un port, les données sont
envoyées vers l'application correspondante.
S'il s'agit d'une requête à
destination de l'application, l'application est appelée applicationserveur.
S'il s'agit d'une réponse, on parle alors d'application
cliente.
Le mode opératoire des
chevaux de Troie est donc souvent le même:
S'introduire dans le système cible le plus discrètement possible. C'est
pour cela qu'on les appelle aussi des "back doors",
car ils passent par "les portes de derrière". Les
moyens utilisés pour entrer sont variés et exploitent le vaste éventail des failles de sécurité, du
simple économiseur d'écran piégé (envoyé par mail ou autre, du type cadeau.exe,
snow.exe, etc, etc...) jusqu'à l'exploitation plus complexe de failles logicielles.
Après leur introduction dans le système, ils se cachent dans des
répertoires système ou se lient à des exécutables et modifient le système
d'exploitation (sous Windows, la base des registres) pour pouvoir démarrer
en même temps que la machine. De plus, ils sont actifs en permanence, car un
cheval de Troie est un véritable serveur, il reste à l'écoute des connections
provenant de l'attaquant pour recevoir des instructions, mais ils restent
furtifs et sont rarement détectables par l'utilisateur. Ainsi, un listing des
tâches courantes ne fournira pas d'indication suffisante : soit le cheval de
Troie y sera invisible, soit son nom sera tout ce qu'il y a de plus banal
("Patch.exe", ".exe", "winamp34.exe", "winrar.exe", "setup.exe", "rundlls").
Voici quelques symptomes qui
peuvent signifier - mais pas forcément - la présence d'un cheval de Troie sur votre
machine:
activité anormale du modem: des données sont chargées alors
que vous ne faites rien
des réactions curieuses de la souris: le curseur bouge
tout seul !
des ouvertures impromptues de programmes
des plantages à répétition
Et voici un
petit panel de ce dont est capable un cheval de Troie (séquence
frisson) :
Récuperer tous
les mots de passe
Dialoguer avec l'utilisateur
Accéder
au système de fichiers dans sa totalité (Télécharger / Envoyer
/ Supprimer / Créer des fichiers)
Ouvrir
et fermer des fenêtres actives
Accéder
à la base de registre
Contrôler
le volume sonore
Ajouter des plugins
Démarrer
des applications,
jouer des fichiers .wav, afficher des images
Ouvrir des documents, les imprimer
Fonction keylogger en temps-réel : affichage des frappes clavier en direct chez
l'attaquant.
Capturer des images si l'ordinateur est équipé d'une webcam,
et ce de façon complètement indétectable pour
l'utilisateur.
Capturer du son si l'ordinateur
est équipé d'un microphone
Eteindre et / ou redémarrer l'ordinateur
Déconnecter l'ordinateur du réseau
Ouvrir
et fermer le CD-ROM
Inverser
les boutons de la souris
Envoyer l'utilisateur a une URL choisie
Modifier la page de
démarrage d'Internet Explorer
Bloquer le clavier
...
Ca fait peur non ?
Les
Chevaux de Troie ne sont pas des virus à proprement parler, dans
la mesure où leur but n'est pas de se reproduire pour infecter
d'autres machines. En revanche, certains virus peuvent se révéler
être des chevaux de Troie, c'est-à-dire se propager comme un
virus et ouvrir un un port sur votre machine !
Par leurs actions, ces chevaux de
Troie tentent de vulnérabiliser des systèmes, et les "marquer"
de telle façon à ce qu'ils puissent être repérés
par leurs créateurs, à dessein de dévoiler l'ensemble des
systèmes d'informations d'une machine et briser ainsi la confidentialité
des documents qu'elle renferme. Mais contrairement aux virus, ils ne se reproduisent pas. Ce ne sont pas
des "parasites" qui infectent des fichiers sains, mais des applications à part
entière qui doivent donc être installées sur l'ordinateur de leur victime.
Les chevaux de Troie représentent donc
aujourd'hui un phénomène
inquiétant car contrairement aux virus, ils sont faciles à utiliser, accessibles à
tous (sans pré-requis en programmation) et très efficaces. En témoigne leur
utilisation croisante à des fins professionnelles : prise en main à distance, administration centralisée, gestion de parcs informatiques...
Bien sûr, la majorité des produits utilisés dans ce secteur restent des produits
commerciaux, mais les choses peuvent changer. Ces
outils sont conçus pour espionner et infiltrer les systèmes. Ils sont furtifs et
très difficiles à détecter, surtout tant que l'attaquant ne cherche pas à se
manisfester.
Comment ça peut s'attrapper:
Exploitation de failles de sécurité
Installation d'un plugin ou contrôle
ActiveX non signé
Une pièce jointe à un email alors
que vous n'attendez rien (même si le mail vient d'une personne
connue).
Le surf sur un site vérolé
Un document MSOffice non soumis à
l'antivirus avant son chargement
...
Les bombes logiques
Ce
sont des virus capables de se déclencher
suite à un événement particulier. A la différence du cheval de Troie qui est immédiatement
opérationnel au lancement du logiciel hôte, la bombe logique attend le moment
opportun pour se déclencher. Cet évènement, déterminé par le programmeur
malveillant, peut être une date particulière, une combinaison de touches, une
action spécifique ou un ensemble de conditions précises. Ainsi, un employé mal
intentionné peut implanter une bombe logique chargée de vérifier si son nom
disparaît sur les listes, puis le cas échéant la bombe logique se déclenche et détruit les données
de la société.
Les hoax (mot anglais signifiant
'canulars')
Depuis quelques années un autre phénomène est apparu, il
s'agit des canulars (en anglais hoax), c'est-à-dire des annonces
reçues par email (par exemple l'annonce de l'apparition d'un
nouveau virus destructeur ou bien la possibilité de gagner un
téléphone portable gratuitement,...) accompagnées d'une note
précisant de faire suivre la nouvelle à tous ses proches. Ce
procédé a pour but l'engorgement des réseaux ainsi que la désinformation.
Le but des hoax
est simple : provoquer la satisfaction de son concepteur d'avoir berné
une masse énorme de personnes. Les conséquences de ces canulars sont multiples :
ils contribuent à engorger inutilement les réseaux en faisant
circuler
une masse de données superflues.
ils tendent à provoquer de la désinformation, c'est-à-dire
faire admettre à de nombreuses personnes de faux concepts ou
véhiculer de fausses rumeurs
ils encombrent inutilement nos boîte aux lettres déjà chargées
ils nous font perdre un temps certain
ils peuvent contribuer à la dégradation de l'image d'une
personne ou bien d'une entreprise
ils provoquent un effet d'incrédulité, c'est-à-dire qu'à
force de recevoir de fausses informations on finit par ne plus
croire aux vraies
Un seul site pour dévoiler tous ces
canulars: hoaxbuster.com
( 49 internautes y sont allés )
Les rumeurs
Il est courant d'entendre dire que les fichiers GIF ou JPG
peuvent contenir des virus. En fait, tous les fichiers peuvent contenir un morceau de
code informatique véhiculant un virus; pour autant le système
devra préalablement avoir été modifié par un autre virus pour
être capable d'interpréter le code contenu dans ces fichiers
! Par exemple, un afficheur d'image n'exécute pas une image
mais lit simplement la suite d'octets afin de l'afficher à l'écran.
Si une image contenait un code exécutable, il faudrait que l'afficheur
lui-même soit modifié afin en premier lieu d'exécuter la portion
de code, puis ensuite seulement afficher l'image. On imagine
donc mal la chose.
D'une manière générale, pour tous les fichiers dont l'extension peut supposer que
le fichier soit infecté (ou pour les extensions que vous ne
connaissez pas) n'hésitez pas à installer un antivirus et à
scanner systématiquement le fichier attaché avant de l'ouvrir.